Le bras de fer de la Banque d’Angleterre avec l’inflation

Si nous tenons compte des derniers indicateurs économiques issus du Royaume-Uni, nous pouvons constater un affaiblissement de l’économie. Par conséquent, il y a de grandes chances que la Banque d’Angleterre décide de maintenir les taux d’intérêt à leurs niveaux actuels.

La confiance des consommateurs est tombée à des niveaux dernièrement atteints suite au vote sur le Brexit. Quant aux prévisions de croissance, elles ont été divisées par deux. Par ailleurs, le chemin du Brexit s’avère plus problématique qu’initialement prévu par la Banque d’Angleterre. Par conséquent, la banque centrale pourrait réviser ses prévisions de croissance cette semaine, de 1,9% à environ 1,6%.

D’un autre côté, l’inflation a dépassé les prévisions établies au début de l’année. Lors de sa réunion du mois de juin, la banque avait indiqué que l’inflation pourrait dépasser les 3% mais les chiffres ont été conformes aux prévisions de 2,6%. La Banque d’Angleterre va sans doute relever les taux d’intérêt plus rapidement que prévu, ce qui diminuera les prévisions d’inflation.

Je ne pense pas que d’autres membres du MPC vont voter en faveur d’un relèvement des taux aujourd’hui, compte-tenu de la faiblesse de la croissance économique.

Les marchés bougeront en fonction du niveau de division entres les membres de la commission de politique monétaire. Dans le cas d’un de vote de 6 contre 2, la livre sterling pourrait partir à la baisse.

Encore une fois, le discours de Mark Carney sera essentiel dans la direction que prendra la livre sterling. S’il sous-entend la possibilité d’un relèvement des taux avant la fin de l’année 2017, la monnaie britannique pourrait gagner du terrain.

La croissance du marché du travail est la véritable surprise pour la banque centrale. Le chômage a plus diminué que prévu, ce qui suggère un affaiblissement un peu moins significatif de l’économie. Avec un taux de chômage de 4,5%, le marché du travail pourrait supporter un resserrement de la politique monétaire.

Cependant, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays développés qui tentent de sortir des programmes d’assouplissement monétaire, le niveau des salaires reste faible au Royaume-Unis. Hors bonus, les salaires ont augmenté de 2% sur les trois mois jusqu’à mai par rapport à la même période en 2016 – soit moins que l’inflation.

Par: Adrienne Murphy – Analyste, Avatrade

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