Première hausse des taux de la Banque du Canada depuis 2018

La Banque du Canada hausse son taux directeur de 25 pb

La Banque du Canada a, comme prévu, relevé son taux directeur de 25 pb. Les analystes de RBC Capital Markets soulignent qu’à ce stade précoce, ils ne pensent pas que les développements géopolitiques empêchent une hausse en avril, ne plaident pas non plus pour une voie de resserrement plus agressive.

Évolution du taux directeur de la Banque du Canada

taux banque du canada 2022
Source: Banque du Canada

La Banque du Canada a relevé son taux directeur aujourd’hui pour la première fois depuis 2018, après l’avoir maintenu proche de zéro pendant près de deux ans de pandémie. L’invasion russe de l’Ukraine a été notée comme une nouvelle source majeure d’incertitude, mais après un appel à ne pas augmenter les taux en janvier, il semblait y avoir une barre basse pour augmenter les taux aujourd’hui et les données récentes l’ont facilement franchie.

« La Banque du Canada devra peser les pressions inflationnistes supplémentaires provoquées par ce conflit par rapport aux impacts nationaux bidirectionnels (augmentation des revenus pour les producteurs de matières premières, hausse des prix pour les consommateurs) et aux inquiétudes concernant les perspectives économiques mondiales. Les banques centrales regarderaient normalement à travers les pressions sur les prix des matières premières d’origine géopolitique, mais avec une inflation déjà bien supérieure à l’objectif, la Banque du Canada a déclaré qu’elle était plus préoccupée par les risques à la hausse que par les risques à la baisse. »

« À ce stade précoce, nous ne pensons pas que les développements géopolitiques empêchent une hausse de suivi en avril, et ils ne plaident pas non plus pour la trajectoire de resserrement plus agressive que les marchés continuent d’évaluer. »

Conformément aux directives précédentes, la Banque du Canada a déclaré qu’elle “examinera quand mettre fin à la phase de réinvestissement et permettre à ses avoirs en obligations du gouvernement du Canada de commencer à diminuer”. Nous n’avons pas encore vu de sujet pour le rapport sur les progrès économiques du gouverneur Macklem demain, mais je pense qu’il pourrait utiliser le discours pour fournir plus de détails sur ce à quoi ressemblera QT – si la Banque du Canada prévoit d’éliminer progressivement le réinvestissement ou de passer immédiatement à une plus petite part de achats sur le marché primaire. Ces détails pourraient être suivis d’une véritable annonce dès la réunion d’avril en fonction de l’évolution des conditions financières dans l’intervalle.

«Nous attendrons bien sûr également des commentaires sur l’impact du conflit russo-ukrainien sur l’économie canadienne et sur la voie de la politique monétaire.»

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une nouvelle source majeure d’incertitude. Les prix du pétrole et d’autres produits de base ont connu une hausse marquée. Cette conjoncture devrait avoir un effet à la hausse de l’inflation partout dans le monde, des effets néfastes sur la confiance des consommateurs ainsi que des nouvelles perturbations sur la chaîne d’approvisionnement qui pourraient peser sur la croissance mondiale. La volatilité des marchés financiers s’est aussi amplifiée.

« La situation reste fluide et nous suivons son évolution de près »

Les données sur l’économie mondiale cadrent généralement avec les projections du Rapport sur la politique monétaire (RPM) publié en janvier par la Banque. Les effets du variant omicron de la COVID-19 sur l’économie s’estompent plus rapidement qu’on s’y attendait, mais le virus continue de circuler et la possibilité que de nouveaux variants apparaissent reste préoccupante. La demande est robuste, surtout aux États-Unis. L’engorgement des chaînes d’approvisionnement mondiales reste problématique, même s’il y a des indications que certaines contraintes se sont atténuées.

La croissance économique au Canada a été très forte au quatrième trimestre de 2021, atteignant 6,7%.

«Cette progression est supérieure à la projection de la Banque et confirme sa perception que les capacités excédentaires de l’économie se sont résorbées. Les exportations et les importations se sont redressées, ce qui reflète la vigueur de la demande mondiale.»

«En janvier, la reprise du marché du travail canadien a été entravée par le variant omicron, qui a entraîné des mises à pied temporaires dans les secteurs des services et un fort absentéisme des employés.»

«L’activité sur le marché du logement est plus élevée, ce qui amplifie les pressions sur les prix des logements. Dans l’ensemble, la croissance au premier trimestre s’annonce à présent plus solide qu’on l’avait anticipé.»

«Le resserrement quantitatif découlant de cette mesure viendra s’ajouter aux hausses du taux directeur. Le moment et le rythme des hausses subséquentes de ce taux, et le début du resserrement quantitatif, seront guidés par l’évaluation continue que fait la Banque de l’économie et par son engagement à atteindre la cible d’inflation de 2%.»

La prochaine date d’établissement du taux cible du financement à un jour est le 13 avril 2022.

La Banque publiera sa prochaine projection complète pour l’économie et l’inflation, ainsi qu’une analyse des risques connexes, dans le RPM qui paraîtra également à cette date.

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